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Les causes de la pauvreté dans le tiers-monde
Les causes de la pauvreté dans le tiers-monde sont multiples et variées. Elles peuvent être groupées en deux grandes catégories, à savoir les causes naturelles et les causes humaines.
Par « causes naturelles », nous entendons les phénomènes tels que le désert, les feux de brousse, les éruptions volcaniques, les séismes, les invasions d’insectes (criquets), les crues, les cyclones, et nous en passons. Ces phénomènes sont imprévisibles, car ils ne dépendent pas de l’homme, étant eux-mêmes au-delà de son contrôle. En vérité, ils rendent la vie des habitants d’une région difficile, voire même impossible. Le désastre du tsunami en Asie est un exemple parlant, auquel nous pourrions même ajouter celui des pluies torrentielles qui s’étaient abattues.
Quant aux causes dites « humaines », il s’agit de l’irresponsabilité de l’homme, de l’aveuglement et de l’ignorance, du manque du patriotisme, du manque de volonté à sortir de cet état. La réflexion du pasteur Paul Mbuga Mpindi est bien pertinente à ce propos. A la question : Pourquoi l’Afrique et le tiers-monde sont-ils particulièrement reconnus « pauvres » ? Mpindi avança que c’est parce que les peuples du tiers-monde le veulent ainsi. Ils souffrent d’une maladie qui les renferme dans une logique de la pauvreté et de la misère. Au fond, il s’agit là d’une mentalité qui rend le peuple du tiers-monde irresponsable vis-à-vis de lui-même et vis-à-vis de Celui qui les avait crées. A cela s’ajoute ce que John Stott avait appelé en son temps, le « paresse » quand il indique que la paresse est aussi une source de pauvreté. En tout cas cet homme a grandement raison car ça se confirme dans les Saintes Ecritures et précisément dans le livre de Salomon ou Proverbes 6.6-11 et 24.30-34. D’autres causes sont dues à l’oppression de l’homme, cet homme qui devient un loup pour l’homme, « Homo homini lupus.»
Il s’agit de l’injustice sociale, de la guerre, de la discrimination, de la violence de toute sorte : quel grand défi à relever!
Prenons le cas flagrant de la République à Démocratiser au Congo, RDC, qui semble regorger d’énormes potentialités pour son développement. Un simple regard sur sa richesse en faune et flore suffit pour illustrer cette vérité. Ce pays possède les atouts nécessaires pour se hisser au rang des pays les plus riches du monde car envié de tout le monde. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la même République à Démocratiser se retrouve aujourd’hui classée parmi les pays les plus pauvres de la planète ! Toujours sur ce chapitre, nous n’hésiterons pas de citer l’Angola, le Gabon, le Congo Brazzaville, la Guinée, le Nigeria, tous des grands producteurs de l’or noir. Au lieu de faire profiter les pétrodollars à leurs administrés comme cela s’est passé aux pays de l’Afrique du Nord (La Lybie, la Tunisie, l’Algérie), les pays de l’Afrique continuent de saigner à blanc les recettes de la vente de cette satanique matière qu’est le pétrole.
Jadis considéré à tort ou à raison comme étant le jardin d’Eden, l’Afrique subsaharienne de nos jours croupit dans une misère noire sans pareille alors qu’en Asie, un continent sans ressources naturelles et réputée hier pauvre, les donnes viennent de changer. Les grandes puissances ont désormais les yeux tournés vers la Chine et l’Inde. Le continent Afrique qui n’a rien, en principe, à envier aux autres continents de par sa situation géographique, culturelle et historique. Nous voulons maintenant vous ramener à réfléchir ensemble en ce qui concerne les Pyramides d’Egypte qui ont été construites sans recours à l’actuelle technologie de pointe juste pour traduire le génie du vaillant peuple africain des temps anciens. Ce qui représente pour nous autres africains, une fierté, et en même temps un grand rêve. Mais hélas !
Mais pourquoi avec un climat si propice, un sol et un sous-sol riches, l’Afrique est-elle encore à la queue du wagon des pays assez pauvres de la planète ?
Ainsi comme vous venez de le constater, les habitants des pays du tiers-monde en général et ceux de l’Afrique en particulier, bien que dotés de grandes richesses naturelles, continuent de souffrir de biens
des maux, dont certains sont liés à eux-mêmes, d’autres aux conséquences de la convoitise des pays développés. Il est facile de déclarer que la pauvreté peut être éradiquée par un afflux d’aide étrangère en direction des pays du tiers-monde. L’aide en soi est bonne, dans la mesure où elle constitue un signe de sympathie et d’encouragement en faveur du nécessiteux. Pourtant, il apparaît que l’aide ne peut pas être une solution durable vis-à-vis du problème de la pauvreté dans le tiers-monde.
Que devons-nous faire pour sortir de la pauvreté ?
Sauf avis contraire de votre part, il nous faudrait d’abord un changement radical de mentalité et d’attitude de la part de l’Africain en personne. Avant d’envisager une nouvelle orientation mentale, il s’avère nécessaire de pénétrer le fond de la vision du monde du peuple concerné. Par essence, le peuple africain est un peuple avec des couleurs culturelles très variées. Chez lui en illustre bien l’interpénétration entre la culture et la vision du monde. Par « vision du monde », entendez le degré le plus profond des présuppositions sur lesquelles un peuple vit sa vie, degré difficile à saisir de prime abord, mais qu’il faudrait pourtant atteindre coûte que coûte si l’on veut un changement radical. C’est alors qu’on saura apprendre à l’homme africain, comment voler de ses propres ailes. N’est-ce pas un adage chinois qui dit à ce propos : « Si tu me donnes un poisson, je le mangerai un jour ; mais si tu m’apprends à pêcher, je n’aurai plus faim. »
En guise de conclusion, nous pouvons remédier aux misères de l’homme Africain en l’aidant à intégrer dans son propre être, dans son âme, la triple réalité du retour vers Dieu, du retour vers lui-même, et du retour vers le monde dans lequel Dieu l’a placé comme gérant. Avec comme clef de voûte l’éducation, les choses peuvent d’un jour à un autre complètement changer. Cela n’exclut pas l’aide étrangère : le tiers-monde en a besoin dans la mesure où ces aides doivent aider à conduire vers l’indépendance et l’autonomie, vers un changement de mentalité et le refus de la misère.
Last Updated (Sunday, 04 July 2010 08:27)


